Cours SVT Terminale D – Le Di hybridisme – SVT Terminale D

C’est la transmission simultanée de 2 caractères héréditaires.

Le croisement entre 2 parents de phénotypes différents donne une descendance homogène de phénotype lisse et jaune

  • Interprétation

Les parents croisés sont de lignées pures donc homozygotes. Le phénotype lisse et jaune qui s’exprime est dominant (le phénotype ridé et vert qui ne s’exprime pas est récessif).

Analyse du 2e croisement Analyse caractère par caractère Caractère forme des graines

Nombre total de graines : 3057 + 1021 +1012 +341= 5431

Graines lisses 🙁 3057 +1012) ×100 ÷ 5431 = ¾ ou 75%

Graines ridées : (1021 + 341) × 100 ÷ 5431 = ¼ ou 25%

On obtient une descendance en ségrégation 75%, 25% ou ¾, ¼ au niveau des phénotypes Interprétation

  • Le caractère forme des graines est sous la dépendance d ‘un couple d’allèles avec dominance
    • Le phénotype lisse qui s ‘exprime à la fréquence 75% est dominant et le phénotype ridé qui s’exprime à la fréquence 25% est récessif
 Hypothèse d’indépendance
Phénotypes observésEffectifs observésségrégationEffectifs théoriques attendus
[RV]30579/165431 х 9/16 = 3054
[Rv]10213/165431   х    3/16 =1018
[rV]10123/165431 =1018х3/16
[rv]3411/165431 =339х1/16
 5431 

Les effectifs théoriques attendus dans le cas d’hypothèse d’indépendance sont statistiquement identiques aux effectifs observés. On conclut que les 2 gènes sont indépendants c.à.d. qu’ils sont situés sur 2 paires de chromosomes différentes.

On peut alors écrire les génotypes des individus croisés 1er croisement:

     

Phénotypes : ♀ [RV] х ♂ [rv] Génotypes :  R   V      х       r   v

R  V              r    v

Gamètes :  100% R    V                 100% r v

Fécondation :F1 R r V  v
2è croisement
Phénotypes Génoytpes :: ♀ [ RV]   R     Vх♂ [ RV]  R      V    
 rv rv
Gamètes :¼  R ¼  R     V   v   ¼ R   ¼ R      V  v   
 ¼ rV ¼ r   V   
 ¼ rv ¼ rv
  δ ♀δ ♂¼ R         V¼ Rv¼ rV¼ rv
¼ R   V1/16 R V [RV]1/16 R  V1/16 R V 1/16 R  V 
    R    V  R  v  r  Vr  v
   [ RV] [ RV ] [ RV ] 
¼ R     v1/16 R V1/16 R   v1/16 R  V1/16 R   v 
    R     v R v r v r  v
  [ RV][ Rv] [ RV] [ Rv] 
     
¼ r    V1/16 R    r [ RV]V V1/16 R    r [ RV]V  [ v1/16 r   r [ rV]     V   V1/16 r   r [ rV]   V V
¼ r    v1/16 RV1/16 Rv1/16 rV1/16 r   r [ rv]v v
    r  v R v  r  v
  [ RV] [ Rv] [ rV] 

La ségrégation 9/16, 3/16, 3/16, 1/16 ou 56,25%, 18,75%, 18,75%, 6,25% est caractéristique de 2 couples d’allèles indépendants lorsque le croisement s’effectue entre 2 doubles hétérozygotes

NB : Le di hybridisme permet la création de nouvelles races pures 3è croisement : Test-cross

     

Analyse caractère par caractère Analyse simultanée

Système branché

Test de l’hypothèse de l’indépendance Conclusion

Phénotypes- Génotypes- Gamètes- Echiquier

La ségrégation 25%, 25%,25%, 25% ou ¼, ¼, ¼, ¼ est caractéristique de 2 couples d’allèles indépendants lorsque le croisement s’effectue entre 1 double hétérozygote et 1 double homozygote récessif (test-cross)

NB : – Le test-cross de di hybridisme à gènes indépendants engendre 4 phénotypes dans les mêmes proportions 25%, 25%, 25%, 25%. Ces 4 phénotypes traduisent exactement les génotypes des 4 types de gamètes formés par l’individu F1 (hybride F1)

-Les phénotypes des individus issus d’un test-cross reflètent toujours en qualité (au niveau des types de gamètes) et en quantité (au niveau de la proportion ou fréquence des gamètes) les génotypes des gamètes fournis par l’individu F1. Ceci est valable aussi bien en mono hybridisme qu’en di hybridisme à gènes indépendants ou liés

B- Exercice (support de cours n°2)

Observation –Analyse du 1è croisement – Interprétation- Analyse du 2è croisement (autofécondation ou F2) – Analyse simultanée- Recherche de ségrégation- test de l’hypothèse d’indépendance- conclusion –phénotypes- génotypes- gamètes –calcul de la distance génétique avec p(pour calculer p, on pose : fréquence observée du double homozygote récessif = fréquence théorique)- Analyse du 3è croisement (1è test-cross : femelle hétérozygote х mâle double homozygote récessif)

1-   Interprétation

Dans de cas on obtient 4 phénotypes différents (c’est donc dire que la femelle F1 a formé 4 types de gamètes différents) Ces 4 phénotypes se repartissent en 2 catégories :

  • 2 phénotypes parentaux [ n+vg+] et [n vg] à peu près avec la même fréquence 41,70% et 41,21%. Ils sont majoritaires ( ≥ 25%)
    • 2 phénotypes recombinés [n+vg] et [n vg+] à peu près avec la même fréquence 8,29% et 8,78% mais ils sont minoritaires (≤ 25%)

L’obtention des gamètes de types recombinés n+ vg et n vg+ implique le phénomène de crossing- over qui a lieu à la prophase I de la méiose.

Le crossing-over consiste en un échange de matériel entre chromosomes maternels et paternels. Il se résume en 2 faits : cassure et soudure formant la figure en croix appelé chiasma (schéma)

Les proportions des gamètes recombinés étant inférieur à celles des gamètes parentaux, on peut dire que le crossing-over ne s’effectue pas à chaque méiose, mais sur un certain nombre de méiose (c’est un évènement rare)

2-   Les cartes factorielles

Un gène occupe sur un chromosome un emplacement précis appelé locus. Ainsi les gènes d’un même chromosome sont disposés de façon linéaire suivant un ordre défini le long du chromosome. Dans ces conditions le % de recombinaison sera d’autant plus élevé que les 2 gènes seront plus éloignés.

Morgan représente un chromosome par un trait et admet que puisqu’il y a 8,29% + 8,79 = 17, 07% de recombinaison, c’est que les 2 gènes sont séparés par 17,07 unités de longueur ou centimorgan Cette manière de procéder permet d’ordonner les gènes les uns par rapport aux autres et de dresser les cartes génétiques ou cartes chromosomiques ou cartes factorielle

NB : La carte factorielle se dresse en calculant la distance génétique

Dg =% des gamètes recombinés =somme des phénotypes recombinés х 100/effectif total

2è test- cross : mâle F1 х femelle double homozygote récessive

     

On observe 2 phénotypes. Ce sont des phénotypes parentaux. Le mâle F1 a donc formé que des gamètes parentaux Il n’y a pas de recombinaison

NB : Chez la drosophile mâle il n’y a pas de crossing-over

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