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Cours de Geographie Terminale A C D E TI – Les villes: croissance et morphologie urbaine

INTRODUCTION
Les villes se localisent partout dans le monde. Elles concentrent l’essentiel de la population planétaire car aujourd’hui prés de 55% de la population mondiale vit en ville. Ces dernières connaissent une croissance accélérée et leur forme diffère d’une région à une autre.

I-QU’EST-CE QUE LA VILLE ?
Il n’est pas aisé de donner une définition claire et universelle de la ville. Celle-ci nécessite le regroupement de plusieurs critères.
– Le critère statistique ou effectif de la population
Selon ce critère, une ville est une agglomération qui atteint ou dépasse un certain nombre d’habitant fixé arbitrairement. Exemple au Cameroun 5000 habitants, en France 2000, aux USA 2500, au Japon 50.000 en Islande 300. Ce chiffre diffère d’un pays à un autre c’est pourquoi le chiffre de 20.000 personnes a été retenu par la Communauté Internationale depuis quelques années en vue d’uniformiser les références statistiques.
– Répartition de la population par branche d’activité professionnelle.
C’est surtout l’analyse des activités dominantes des populations qui permettent de reconnaitre les agglomérations urbaines par rapport à l’espace rural. Celles-ci sont le commerce, l’administration, l’industrie et les services.
– Le paysage. La ville se distingue de la campagne par son habitat collectif et dense, par l’importance des édifices publics, par la densité de la circulation et où les espaces agricoles sont quasi inexistants.
En somme la ville apparait comme un lieu de concentration des hommes, des services et des capitaux. C’est donc une agglomération importante aménagée pour la vie collective et dont une grande partie de la population vit des activités non agricoles. Mieux encore c’est une unité urbaine étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune par opposition au village) dans laquelle se concentrent la plus part des activités humaines ; commerce, industrie, politique, éducation. La ville se distingue d’un village par l’effectif de la population, son architecture, la diversité de ses infrastructures et de ses activités.

II- LA CROISSANCE URBAINE
La croissance urbaine est l’extension d’une ville liée à l’augmentation de la population urbaine. Celle-ci est due soit à la multiplication des activités urbaines, soit aux migrations internes ou externes soit par la volonté politique. L’extension d’une ville se fait à partir d’un noyau initial. Elle peut respecter le plan d’urbanisme, on assiste alors à la création des quartiers bien structurés à l’instar du quartier Mendong à Yaoundé. Dans le cas contraire, on observe le développement des quartiers spontanés ou bidonvilles. Ce terme apparait pour la première fois en 1970 dans la banlieue de Casablanca pour décrire la construction d’habitats précaires évolutifs, sous équipés et bâtis à partir des matériaux de récupération et concentrant la population pauvre des villes. Ces quartiers se développent généralement le long des grands axes de transport ou sur des sites dangereux. Ce fut le cas de Ntaba à Yaoundé ou des Favelas au Brésil. Par ailleurs une ville en croissance peut se rapprocher de ces banlieues pour former une agglomération. L’extension démesurée d’une ville peut aboutir à une conurbation et même à une mégalopole (un ensemble d’agglomérations qui se forment entre plusieurs régions urbaines proches les unes des autres) Exemple la mégalopole du Japon qui va de Tokyo à Kita-Kyushu ou celle des USA qui s’étend de Boston à Washington sur prés de 800 km ou celle de Fukuoka-Nagasaki distante de 1000 km.

megalopole Mégalopole Chinoise

bidonville

  Un Bidonville

III- LA MORPHOLOGIE URBAINE
On parle de morphologie urbaine pour designer l’ensemble des aménagements qui donnent à la ville un aspect qui lui est propre ou l’ensemble de formes que prend la vile sous la double influence de son site géographique ou de l’histoire de son développement. On parle donc de plan de la ville. Il en existe plusieurs
– Le plan horizontal ou en damier. Il est caractérisé par une orientation perpendiculaire des voies de communication;

plan en damier– Le plan linéaire se caractérise par la disposition des maisons le long des artères principales d’une ville;
plan en lineaire– Le plan radioconcentrique se reconnait par les routes circulaires autours d’un point central;
plan en ragiocentrique
– Le plan désordonné. Il ne présente pas de lignes directrices de marquage avec un réseau tortueux et souvent étroit;
plan en desordoneL’espace occupé par la ville s’organise en 2 grands ensembles;
– L’espace résidentiel, composé de plusieurs quartiers, c’est l’espace le plus étendu et le plus contrasté d’une ville. En effet les quartiers différents en fonction du niveau de vie et de l’origine de leurs résidents.
– L’espace administratif qui concentre les grands services de l’État d’une ville.

CONCLUSION
La croissance urbaine dont les manifestations sont à la fois spatiales, démographiques et fonctionnelles s’accompagne de problèmes multiples et difficiles. Celle-ci ne doit donc pas se faire de façon hasardeuse mais obéir à un plan d’urbanisme bien établi (PAU) pour éviter de nombreux déboires générés par une croissance urbaine spontanée.

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